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Hôpital privé Clairval

Deuxième vague COVID : anticipation et préparation à l’Hôpital privé Clairval

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Deuxième vague COVID : anticipation et préparation à l'Hôpital privé Clairval

Deuxième vague COVID : anticipation et préparation à l’Hôpital privé Clairval

Deuxième vague Covid : anticipation et préparation à l’Hôpital privé Clairval

Si les établissements de santé ont reçu de plein fouet l’arrivée de la première vague Covid et de toutes ses particularités méconnues, cette deuxième vague déclarée depuis la rentrée est mieux cernée. Beaucoup de zones d’ombre subsistent encore autour du virus mais le personnel de santé est en mesure de mieux s’en prémunir et d’adapter ses ressources internes aux flux potentiels de patients.

Le Dr Giacomino, médecin réanimateur et le Dr Ferrigno, neurologue, ont participé à l’organisation inédite de l’Hôpital privé Clairval (Marseille, Provence-Alpes-Côte d’Azur) pour accueillir de manière optimale la nouvelle vague de patients Covid. À l’initiative de la coordination des prises en charge médicales et de réanimation, ils présentent les grands changements temporaires opérés dans l’établissement.

Transformation totale du service de réanimation

Aux grands maux, les grands remèdes. Pour faire face à cette deuxième vague pandémique, le personnel de l’établissement et ses équipes pluridisciplinaires n’ont pas hésité à modifier profondément l’activité du service de réanimation. « En période normale, nous avons 15 lits de réanimation et 15 lits de surveillance continue, expliquent les spécialistes. Nous avons décidé de chambouler profondément notre activité en créant un deuxième service de réanimation et en installant 30 lits. Au pic de la crise, nous étions à 43 lits. » Avec cette nouvelle organisation, du personnel supplémentaire a également été mis en place à travers une deuxième ligne médicale.

Les patients Covid reçus à l’hôpital sont généralement dans un état préoccupant, nécessitant une prise en charge immédiate. « Durant les premières semaines, nous avons dû faire face à l’urgence. Il fallait augmenter le nombre de lits au plus vite. Nous commençons seulement depuis trois semaines à avoir du temps pour organiser des réunions internes avec les infirmiers pour s’encourager. » Parallèlement, un système de gardes avec l’ensemble des praticiens volontaires a pu être instauré, week-ends compris, et des protocoles d’harmonisation des prises en charge établis de façon collégiale ont été mis en place.

Une lente décrue des affluences

La période traversée faisait écho à la première vague, très difficile à vivre pour le personnel de l’établissement. « Nous commençons seulement à sentir une décrue. Il y a actuellement 10 patients pris en charge en réanimation et très peu de nouvelles admissions. C’est une sorte de répit pour le personnel, un soulagement qui permet à chacun de reprendre son souffle. » En temps normal, les équipes de l’hôpital n’ont pas pour habitude de prendre en charge ce type de pathologies. « Les collaborateurs n’étaient pas forcément bien formés pour appréhender ce virus et les décès qu’il peut engendrer. Ils en ont beaucoup souffert, la pression psychologique était conséquente. »

Grâce aux efforts collectifs et à l’organisation sans faille dont a fait preuve l’établissement, les médecins sont aujourd’hui fiers du travail accompli. « Réussir en quelques jours à monter un tel service de réanimation et en conservant cette motivation, c’est incroyable. Les collaborateurs ont trouvé l’énergie pour assurer les missions au quotidien et c’est cela qui fait la beauté de notre équipe. » Désormais, les docteurs Giacomino et Ferrigno le savent, ce type d’organisation est appelé à être reproduit en cas de nouvelle vague Covid. « L’organisation classique ne reviendra pas avant très longtemps. Il faut donc apprendre à travailler ainsi. »

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